"L'activité d'autopartage est définie par la mise en commun, au profit d'utilisateurs abonnés, d'une flotte de véhicules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans conducteur, pour le trajet de son choix et pour une durée limitée." (article 19 du projet de loi Grenelle 2)

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28 janvier 2009

La voiture consomme aussi de l'espace !

Accords de Kyoto, Grenelle de l'environnement,... On parle beaucoup des pollutions atmosphériques engendrées par la circulation automobile (CO2, NOx, particules fines,...). Et certains de penser qu'il suffirait de faire circuler des bolides soit-disant "propres"[1] (électrique, pile à combustible,...)pour (re)légitimer la toute puissance de l'automobile en ville.

Mais voilà. La voiture génère d'autres nuisances. En particulier elle consomme de l'espace.

Quelques chiffres :
- 90% de l'espace urbain est dédié à la voiture (rues, stationnement)
- une voiture passe 80% de son temps à l'arrêt. Bien entendu, c'est beaucoup moins pour une voiture en autopartage
- un système urbain basé sur la voiture individuelle offre moins de capacité de déplacement qu'une autre utilisant les transports collectifs et le covoiturage

Capacité des systèmes (source : Certu)

source : CUS

Ces espaces dédiés à la voiture sont autant d'espaces verts, de jeux pour enfants, de trottoirs, de pistes cyclables,... en moins.
Ce sont ces idées que défend l'autrichien Hermann Knoflacher grâce à sa "marchemobile" qui matérialise l'espace d'une voiture autours du piéton afin de sensibiliser les élus et les citoyens.




La marchemobile de Knoflacher

[1] Pour être précis, il faudrait calculer les émissions sur l'ensemble du cycle de vie d'une voiture (y compris la construction), "du puit à la roue" comme on dit. Quid des véhicules alimentés par de l'électricité provenant de centrales à charbon ? Et que penser du nucléaire ? De la fabrication et du stockage des batteries ?...

2 commentaires:

Derje Boven a dit…

Très parlantes, ces photos !

Colibri a dit…

Pire, en ville, les véhicules individuels stationnent bien souvent sur l'espace public, un bien de tous qui est alors purement et simplement "privatisé". Là où on pourrait mettre des arbres, des bancs, etc à la place.
Tout ceci au contraire des véhicules de transport en commun, qui eux stationnent au dépôt.
Il est temps de se réapproprier l'espace public !

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