14 décembre 2009
Objectif 20 000 adhérents
20 000 abonnés c'est :
- 8 000 places de stationnement économisées pour laisser plus de place aux piétons, aux vélos, aus bus,...
- Une économie de 13 500 tonnes de CO2 par an, soit environ 5 fois mieux que la mise en oeuvre d'une ligne de tramway de 15 km.
- Un coût quasi nul pour la collectivité (mise à disposition de place sur voirie) car le système s'auto-finance.
Communauto affichait les chiffres d'Autolib Lyon (1 300 abonnés) voilà 10 ans. A Lyon, la question est désormais de savoir quand nos élus souhaitent atteindre cet objectif de 20 000 abonnés qui ne pourra être approché qu'avec une "communication agressive" comme l'a martelé Marco Viviano représentant de Communauto. Avec Vélo'v, le Grand Lyon a montré qu'il était aussi un Grand communiquant. Qu'il fasse de même avec Autolib Lyon !
Pour télécharger les présentations réalisées dans le cadre de la journée sur les modes partagés : cliquez ici
En particulier, retrouvez la présentation de La Voiture Autrement
5 décembre 2009
Quel role social de l'autopartage ?
Depuis la LOTI (Loi d’Orientation sur les Transports Intérieur), les politiques de déplacements doivent aussi répondre à un enjeu social, celui du "droit au transports".
Dans quelle mesure, l’autopartage peut-il participer à cette politique sociale ? Quels sont les potentiels ? Quels sont les freins ? Quel fonctionnement (lien éventuel avec les associations d’insertion à l’emploi) ?
contact : lavoitureautrement@gmail.com
Après Vélocité, Autocité à Besançon
Principales caractéristiques :
- 8 stations (15 à terme)
- 25 véhicules à terme (70% petites citadines, 30% utilitaires)
- 11€/mois + 1,75€ à 2,20€ par heure + 0,34€ à 0,40€ par km (essence comprise)

Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et Jean-Baptiste Schmider, directeur d'Auto'trement lors de la présentation au public (source : www.macommune.info)
1 novembre 2009
Zipcar, leader mondial de l'autopartage !

Communauto à Montréal, la référence autopartage pour Lyon !
Communauto, est la 3ème plus grande société d'autopartage au monde derrière Zipcar aux Etats-Unis, et Mobility en Suisse avec 20 000 abonnés et 1000 véhicules. La croissance annuelle se stabilise autour de 25% ce qui laisse entrevoir le potentiel de développement des activités d'autopartage.
En s'inscrivant dans le "cocktail" des mobilités alternatives à la voiture particulière, Communauto permet un usage ponctuel de la voiture aux usagers des transports collectifs, du vélo, de la marche... C'est ainsi que la société a passé plusieurs accords avec les entreprises de transports (le vélo en libre-service Bixi, la société des transports de Montréal) permettant ainsi des tarifs combinés avantageux.
Parmi les résultats, on observe un taux de satisfaction des utilisateurs de 95%, une diminution des km réalisés en voiture d'environ 3000 km/personne/an.
Alors que l'agglomération de Lyon a une taille équivalente de celle de Montréal, que son réseau de transports publics y est plus développé que celui se cousine québécoise, le potentiel de développement de l'autopartage est semblable. Mais la capitale des Gaules a pris du retard avec 10 fois moins d'usagers de l'autopartage et des pouvoirs publics peu présents sur le sujets, notamment en terme de communication, point déterminant pour attirer de nouveaux usagers.
27 septembre 2009
Un service d'autopartage en projet à Angers
Alors, pourquoi acheter une voiture quand vous n’en avez besoin que de temps en temps ? »
C'est le slogan du site du futur service d'autopartage de la ville d'Angers. Les promoteurs du projet sont à la recherche d'utilisateurs potentiels pour pouvoir démarrer le service. Plus d'information sur www.angers-autopartage.fr/
26 août 2009
Voiture en libre service, Autolib Paris, "one-way" : dérapage non controlé
Autolib Paris, à ne pas confondre avec Autolib Lyon ! Le premier est un projet peu réaliste et dangereux de voiture en libre service, sur le modèle de Vélib/Velo'v (qui eux sont de formidables réussites) où l'on prend une voiture et la dépose dans n'importe quelle station (on parle de système "one-way"). Le second est un service d'autopartage classique où l'on repose la voiture dans la même station qu'au départ. Ce service ne cesse de croitre depuis le transfert de l'activité de l'association LVA à la SEM Lyon Parc Auto, et ce malgré une faible communication et un manque de soutien politique. Autolib Lyon vient de fêter son 1000ème abonné et étudie de nouvelles pistes de développement : stations sur voirie, stations dans des parcs-relais, intégration dans les écoquartiers,...
Après le CA de LPA du 3 octobre 2008, nous pensions que le débat sur le "one-way" à Lyon était clos, les services de LPA et son président Jean-Louis Touraine se montrant fermement opposés à cette évolution, pour les même raisons que développées par l'association LVA. Mais nous nous trompions. Lors du débat en conseil municipal sur l'acquisition par LPA de parts dans l'association des exploitants d'autopartage France Autopartage (FAP), Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon, a rappelé son attachement au principe du "one-way", la seule solution, selon lui, pour développer le système Autolib à Lyon.
Dans cet extrait que l'on peut retrouver sur le site de la ville de Lyon (cliquez ici), c'est d'abord l'innovation technologique qui est mise en avant. Certes, le one-way est un sacré défi technologique puisqu'il nécessite une connaissance précise de la localisation des véhicules et de leur disponibilité future, tant pour l'usager qui cherche une voiture que l'exploitant qui doit optimiser la flotte et rééquilibrer les stations. Mais sur le plan de la mobilité durable, il s'agit d'une vraie régression sociale, économique et environnementale en créant une concurrence avec les services de transports publics pour lesquelles la collectivité investit, à juste titre, des sommes importantes. Ainsi, le "one-way" va à l'encontre de la politique approuvée dans le Plan de Déplacements Urbains (PDU), lui même répondant aux objectifs fixés par la loi de maitrise de l'usage de la voiture.
Gilles Vesco fait alors référence à des "succès", des "chiffres qui explosent". Malheureusement, les quelques retours d'expériences de la sorte que nous connaissons ne vont pas dans ce sens.
- A La Rochelle, le service Liselec mis en service en 1999 n'est pas une grande réussite et pointe déjà quelques faiblesses (faible disponibilité des voitures, génération de mobilités inutiles liées au rééquilibrage des stations)
- Plus récemment la ville d'Ulm en Allemagne a mis en place un service de voiture en libre service nommé Car2go (cliquez pour voir notre article sur le sujet). Un article paru en juillet 2009 dans le Monde* y relate l'expérience d'une étudiante qui déclare que l'utilisation des voitures Car2go lui "économise un long trajet en bus". Est-ce réellement ça que nous voulons ? Transférer dans personnes des transports collectifs vers des voitures qui même si elles rouleront un jour à l'électricité seront toujours source de pollution visuelle, d'insécurité, d'encombrement, de congestion et de coûts élevés.
- Quant au projet de "one-way" à Paris, les élus doivent reconnaitrent qu'ils naviguent un peu à vue, sans trop savoir qu'elle sera la clientèle, avec notamment de grands doutes sur la concurrence avec les transports publics. Des études sérieuses seraient les bienvenues !


* Marie de Vergès, "A Ulm, les voitures sont en libre-service", In Le Monde, 16/07/2009 Cliquez ici pour lire l'article
14 août 2009
Auto'trement sur 20 Minutes

Lien vers l'article de 20 Minutes
13 août 2009
CityFlitz : la perversion de l'autopartage
Au coeur de cette nouvelle approche, la société CityFlitz qui, après Toronto et Vancouver, se lance à Montréal en proposant la location d'une voiture pour 1$ par jour depuis juillet 2009 (10 véhicules au lancement). Jusque là, rien de contrariant. L'arrivée d'un concurrent à Communauto, société d'autopartage implantée depuis 1995, peut permettre de stimuler le marché. Mais le prix très faible (il faut tout de mêm ajouter 7$ de frais mensuels et l'essence qui n'est pas comprise, contrairement aux systèmes habituels) cache un concept bien criticable.
Le service est en effet quasi exclusivement financé par la publicité, celle-là même qui a permi aux Vélo'v, Vélib, et autre Bixi de voir le jour un peu partout dans le monde. Dans le cas de CityFlitz les perversions du modèle sont poussées à l'extrême : les utilisateurs doivent rester en ville (donc là où les transports collectifs sont pourtant performants ! ) et dans une zone définie à l'avance pour assurer une visibilité intéressante aux annonceurs. S'ils dévient de leur parcours (repéré par GPS), les utilisateurs pourront être frappés d'une amende de 500 $ !
De plus, les utilisateurs doivent rouler au moins 30 km dans la journée, toujours afin d’assurer un maximum de visibilité. Ainsi la publicité serait vue en moyenne 70 000 fois dans une journée. Une visibilité pour laquelle les annonceurs paient en moyenne 3000 $ par mois. Mais cette contrainte pour l'usager engendre des déplacements inutiles ou en concurrence avec les modes alternatifs.
Parmi les autres contraintes, les abonnés ne peuvent réserver qu’une journée à la fois et doivent ensuite attendre 48 heures avant de pouvoir faire une nouvelle réservation. Autre problème, en raison du prix extrêmement bas, la demande est très forte. Et il faut planifier et réserver son déplacement environ deux semaines à l’avance ! Pas très souple et pas dans l'esprit du label autopartage parisien (disponibilité 24h/24, 80% des réservations effectuées 24h avant doivent être satisfaites).
En résumé, par rapport à l'autopartage classique tel Communauto, CityFlitz engendre pollution visuelle (toujours plus de pub partout...est-ce ce dont souhaitent les citoyens ?), pollution atmosphérique (km inutiles), n'est pas très souple d'usage et fait perdre au citoyen la notion de coût du service avec les conséquences qui vont avec ("puisque la voiture est quasi gratuite, autant le prendre !"). A déconseillé fortement ! C'est d'ailleurs ce que fait la ville de Montréal qui pourrait interdir ce service en se basant sur une règlement concernant l'interdiction de la publicité appliqué aux camions mais non aplliqué car jugé anticonstitutionnel en 2006... Le fin de l'histoire devant les tribunaux ?
Source : article de François Cardinal du 07/07/09, article de François Cardinal du 08/07/09
Association Loire-Autopartage recherche futurs autopartageurs à St Etienne !

Un petit tour sur le site de l'association Loire-Autopartage qui recherche des futurs adhérents pour le lancement d'un service d'autopartage à Saint-Etienne.

Communauto communique

S'il y avait une palme de la publicité pour l'autopartage, elle reviendrait surement à la société Communauto. En affichant le slogan "Merci d'éviter d'utiliser notre service", la célèbre société québécoise (plus de 1000 voitures) joue dans la subtilité et met en avant une idée forte de l'autopartage : "l'autopartage favorise le report modal de la voiture individuel vers les transports collectifs et les modes doux". En combinant marche+vélo+bus+métro+autopartage/location (ponctuellement), plus besoin de posséder une voiture ! Outre les économies substantielles réalisées, cette combinaison permet aussi de participer à l'amélioration du cadre de vie urbain (moins de congestion, transformation de place de stationnement en espaces verts ou pour les modes doux, diminution des pollutions atmosphériques,...)
Faites de l'air ! Un programme de recyclage venu du Québec
Le programme de recyclage "Faites de l'air" vise à inciter la mise au rebut des vieilles voitures polluantes et dangereuses et favoriser l"usage des modes alternatifs.
Le principe est simple : les propriétaires d'une voiture sortie d'usine en 1995 peuvent échanger leur voiture contre des titres de transport en commun, des réductions sur le service d'autopartage Communauto, des crédits sur l'achat de vélos ou de scooters électriques. Cette initiative fait partie du programme national "Adieu bazou*" financé par le gouvernement du Canada ($ 92 millions sur 4 ans) et l'association Air pur et qui vise à retirer 20 000 véhicules des routes d’ici à 2011.
Marché de l'autopartage en France
Bref, une étude intéressante dont tout le monde parle mais impossible à trouver. Nous recherchons désespérément le commanditaire...
12 août 2009
Conférence sur les modes partagés et la mobilité durable
Cliquez ici pour télécharger le programme
A noter la présence de Lyon Parc Auto, de La Voiture Autrement et de plusieurs élus de la région lyonnaise.
28 mai 2009
Allègre, le réchauffement climatique et la bagnole
La rubrique La Chaine Energie du site l'expension.com dont nous avon déjà relaté la pertinence des exposés, publie un article intéressant et synthétique sur la question.
Au sein de La Voiture Autrement, nous pensons que l'actualité, les médias et les politiques focalisent beaucoup trop sur le seul pilier "environnement" du développement durable qui en comporte pourtant deux autres : "économique" et "social". Si la thèse d'Allègre se révelait vraie, et si une nouvelle énergie, totalement verte, tombait du ciel par miracle, nous n'en aurions pas pour autant terminé avec la voiture consommatrice d'espace (au détriment d'espaces verts ou de pistes cyclables), bruyante, insécure et coûteuse (possession, usage, temps perdu dans les embouteillages) !
Bref, la voiture électrique ne nous sauvera pas, hélas. Les chercheurs européens sont unanimes (à un Mammouth près) : les seuls avancées technologiques ne permettront de répondre, dans le meilleur des cas, qu'à 50% des objectifs de réduction des gaz à effet de serre sur le continent (- 20 % en 2020). Il faut donc inciter, sensibiliser, offrir des alternatives, investir. Dommage, le plan de relance français met en avant la voiture et la route... Quel anachronisme !